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Chute libre !

Ces derniers temps j’ai la sensation que l’effondrement est proche, qu’on va bientôt toucher le sol et imploser avec tout le système. L’angoisse est présente partout, je n’aurai jamais imaginé me poser autant de questions concernant ma capacité à me chauffer l’hiver prochain. Mes finances et moyens ont diminués de moitié cette année. Le maître mot c’est l’adaptation, parvenir à s’en sortir en limitant au maximum les dépenses, en vivant de récupe alimentaire, en trouvant l’abondance dans le troc ou le don et contre-don. Par ailleurs j’ai une immense confiance dans ce qui peut advenir. Dans ma vie c’est toujours quand j’ai pris des décisions radicales et qui m’ont laissées démunies que quelque chose s’est présenté (comme par magie) pour m’aider et me soutenir. Des sauts dans le vide j’en ai fais, avec toujours l’idée que certains filets de sécurité étaient là. La première des sécurités, c’est d’avoir confiance dans la vie, de croire en sa capacité à se sortir de toutes les situations. Nous avons tous en nous des ressources insoupçonnées.

Je regarde beaucoup de documentaires afin de comprendre le fonctionnement du système monétaire et boursier… Autant dire que de ce côté là ça fait un moment que c’est la Bérézina. Déjà au début du Covid en Mars 2020, j’avais été frappée en faisant des recherches par un crack boursier dont personne n’avais jamais parlé. Pourtant il a bien eu lieu. Depuis l’économie survit sous perfusion de l’impression de (fausse) monnaie par les banques centrales, afin d’endiguer la crise, de creuser la dette et de maintenir à flots le système le temps d’un dernier tour de cartes, le temps de ruiner la banque, de siphoner tous les fonds possibles et de plumer les gentils gogos que nous sommes tous à donner de l’argent à l’état afin d’alimenter sans fin le monstre et dont la plupart des systèmes de répartitions et redistribution sont en train ou ont déjà été démantelés. L’effondrement bancaire est proche, il a déjà commencé, mais il fonctionne au ralenti afin de maximiser les profits de ceux qui ont encore les moyens de jouer avec l’argent des autres.

Nous sommes rarement au bon niveau pour apprécier ce qui se passe dans le monde. Le nez dans l’actualité, c’est la catastrophe assurée (et ce depuis de nombreuses années), mais nous avons aussi la chance de vivre dans un monde inversé par rapport à cette vision consumériste. Ce monde c’est celui de la nature et de l’abondance qu’elle nous procure. Dans ce système, rien de manque et dès qu’on se place sur le plan des émotions, de l’affection, des relations, du lien, on se rend compte de tout ce que nous avons. J’ai longtemps mis ces hasards heureux et synchronicités sur le compte de la chance, mais il y a plus que ça. Mes désirs profonds ont toujours été comblés, mes rêves se sont réalisés, et j’ai la chance de vivre libre dans un monde ou chacun se sent enchaîné. Mais la liberté est à trouver à l’intérieur de soi, on ne peut pas attendre qu’elle nous soit octroyée par une puissance extérieure (l’état ou autre).

Comme j’ai perdu tous mes droits sociaux à un moment ces deux dernières années, je sais que tout ce que je possède, les quelques économies, ma maison et d’autres bien matériels me seront a un moment enlevés par ce système. Mais avant de devoir lui donner quoique ce soit, d’autres auront perdu beaucoup plus et sans doute la crise sociale éclatera alors. Il n’y a qu’à voir la panique actuelle dans les stations services, la violence qui commence à rejaillir car les gens sont en souffrance et portent une pression grandissante, personne ne peut s’en sortir, c’est une question de temps avant de se voir déposséder de tout ce que l’on a de matériel. J’ai réfléchi très sérieusement à tout ça l’année dernière, j’ai eu le temps d’imaginer ce qu’il reste quand on nous prend tout, il reste la foi, la force intérieure, la liberté morale de choisir la vie, la lutte, la résistance plutôt que d’accepter le pacte diabolique qui nous sera forcément proposé à un moment. Après le chaos, nous allons tous être prêt à accepter le moindre mal, la proposition de main tendue, et cette main sera celle d’un plus grand asservissement encore, c’est certain.

Et si nous profitons de ces crises multiples en cours et à venir pour nous recentrer et nous reconnecter à notre essence divine, au mystère qui entoure le vivant et à notre dimension spirituelle ? C’est la proposition qui nous est offerte par la vie, quand nous serons dépouillés de toutes les questions matérielles, de tous ce qui constitue le décor ou le narratif, il nous restera ce qui fait l’essence profonde de nos vies, qui ne peut nous être volé. Nous allons être amenés vers un dépouillement qui nous permettra de voir qui nous sommes vraiment, quel est notre force profonde. Certains ne trouveront pas cette force en eux, et c’est sans doute qu’ils n’ont pas conscience du lien étroit qui nous unit les uns aux autres et au monde. Pour certain la peur va gagner, le matériel perdu sera comme une perte d’eux même. Regardez cette vidéo d’Eckart Tolle sur l’ego afin de comprendre de quoi je parle.

Pour moi c’est la possibilité d’un renouveau, d’un changement profond auquel j’aspire depuis toujours. Je me suis toujours sentie inadaptée à ce monde là, j’ai vécu en marge et j’ai trouvé ma voie, mais ce monde et ce qu’il me propose comme modèle ne me convient pas. J’aspire à plus grand, à plus beau, à faire éclater l’énergie qui est au coeur de nos vies et que l’on maintien sous cloche. J’ai appris à voir et à apprécier au delà des apparences le contact des autres êtres. J’ai appris à manifester ma joie, ma confiance et à m’ancrer dans la terre afin de ne pas rester dans l’ether. J’en apprend chaque jour un peu plus sur cet univers dont on parle peu et qui est pourtant là partout, cet univers de l’énergie. Cette énergie dont on croit qu’on va cruellement manquer prochainement, car on la limite à la combustion de matières fossiles, cette énergie est en chacun de nous. La chaleur est en nous et on sait comment l’activer, il suffit d’avoir fait du sport, d’avoir collé sa peau contre celle d’un autre humain, d’avoir même parfois à distance senti la source qui se manifeste sous des formes aussi diverses qu’une source d’eau chaude, une pierre qui a été laissée au soleil longtemps, et beaucoup d’autres exemples. Après avoir lu et tenté de comprendre notre système financier et la folie de notre monde actuel, je vais me plonger dans les écrits de Philippe Guillemant, allez aussi voir ses vidéos, ce physicien est une perle de sagesse et il m’a ouvert des perspectives incroyables, concernant la création de notre réalité qui nous incombe à chacun.

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Résister

J’ai toujours eu l’impression d’un léger voile entre moi et le monde, d’une sorte d’incompréhension.  Depuis quelque temps déjà je me suis mise à la marge, j’ai ralenti, je me suis décalée, loin du monde, mais malgré tout en prise avec ce dernier, comme chacun d’entre nous.

Depuis le mois de Mars et l’étrange sensation de rupture  que j’ai ressenti quand j’étais loin de la France et que les évènements se sont enchaînés, me voici passée dans une réalité parallèle. Mais ne sommes nous pas tous entrés de force dans cette nouvelle réalité ?

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Je ne sais pas ce qui est vrai ou faux des messages scientifiques, des querelles et des croyances sur ce virus sa dangerosité, sa létalité… J’avoue que je ne sais rien de tout ça. Mais je ressens profondément un état de peur et de sidération qui nous pousse collectivement à accepter ce que nous n’aurions jamais accepté avant :

la limitation de nos libertés individuelles et collectives

 

Je vois la peur de l’autre et la haine nous séparer sans fin.  Par mon attitude décalée, je me suis mise en rupture avec la société tout entière.  Je perçois que le monde marche sur la tête et que les injonctions de l’état, les demandes de protection et de sécurité ne sont pas liées qu’à ce virus aéroporté.  Je n’ai pas peur du virus, mais je ressens la peur de l’autre, la peur et le jugement.

Il ne nous reste que peu d’espace pour être humain ces derniers temps, le sourire même (l’arme fatale) nous a été retiré.  Nous voilà tous bâillonnés, acceptant plus ou moins notre état, certains convaincus d’aider les autres et la société, d’autres simplement pris dans la marche des obligations légales.

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De mon côté je ressens une forte résistance depuis le début.  Cette notion m’est venue très vite et je crois pouvoir mieux imaginer ce que pouvait être la « résistance » de l’époque de la seconde guerre mondiale.  Ce n’est pas l’héroïsme ou la morale droite qu’on nous a tant vanté, ce ne sont pas des « justes »,  ce sont  juste des gens qui ne pouvaient pas faire autrement. Ce sont des familles qui se sont déchirées, des amitiés qui se sont brisées, parce que ceux qui étaient « antisociaux », ceux qui étaient « des terroristes », que l’on dénonçait comme tels, ne pouvaient pas faire d’autre choix.

Ce qui est juste en ces temps incertains,
c’est ce que l’on ressent comme juste.

 

Il faut  s’armer de courage  pour aller contre la loi, contre les masses, contre la morale, contre la société tout entière. Il faut garder dans le secret de notre coeur  nos croyances et  nos convictions intactes.  Des croyances sur l’humanité qui se perdent parfois dans les méandres de l’histoire.  Aujourd’hui je sens que l’humanité de tout un chacun vacille et tangue.  Je vois des murs de la haine (sur Facebook), des déferlements d’injures, des exagérations des dénonciations. Je vois que chacun aime à surveiller son voisin, à donner des petits conseils amicaux, à dénoncer tout simplement ceux qui ne vont pas dans le sens de la norme. L’impression d’être partout comme à l’abattoir dans des rails qui nous guident vers la mort de l’humain.  Suivre les flèches, le sens de la marche, ne pas réfléchir et ne pas se rebeller.  Les regards apeurés, c’est tout ce qu’il nous reste pour communiquer.  La voie est tracée  il ne faut surtout pas s’en éloigner.

Je n’ai jamais été dans ce sens là ! L’anticonformisme et cette distance au monde me préservent aujourd’hui de la folie collective.  Je tente de trouver le réconfort auprès de ceux qui partagent mes idées, mais nombreux sont ceux qui partagent le constat sans tirer les mêmes conclusions.  Les antis-,  les réacs, les extrêmes… Je ne veux pas de vos cases, de vos jugements, de vos conseils, je veux simplement vous dire que ma résistance servira au delà de ma personne, comme exemple, comme espace de liberté, comme espace ouvert à l’autre, sans peur ni haine.   La haine et la peur sont partout, s’infiltrant sous le masque et les regards suspicieux de chacun de nous. Il faut cultiver la lumière en nous, même si cette dernière doit parfois s’éclipser pour pouvoir renaître.

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Comment résister ?  c’est toute la question.  Aujourd’hui ce sont les mots, demain je l’espère aussi les actes.  Il faudra bien suivre sa voie, la mienne a pris un chemin de traverse et ne trouve plus sa place dans la société actuelle. Décalée je suis, et décalée je resterai…